03.05.2012
Presse : Le trottoir, trois nuits par semaine
La prostititution, elle l'a étudiée, disséquée, analysée. Mais à la lutte théorique contre la prostitution, Michele Villain préfere le travail de rue. Apres avoir passé 20 ans sur les trottoir, elle continue aujourd'hui encore. Pour que l'on cesse de jeter la pierre à ceux et celles que l'on ne connaît pas.
Par Mathieu Arnaudet et Cindy Cao
19:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Presse : Altermondes, énergies renouvelables
Des solutions contre la déforestation
Une ONG française développe les énergies renouvelables au Cambodge, tout en apportant des solutions à la pauvreté qui frappe les populations...
Par Cindy Cao et Soviethea Kuch
19:48 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2012
Urgence : Les enfants du Sahel menacés par la crise alimentaire
Sources :
Au cours de l’été 2012, près de 15 millions de personnes pourraient être touchées par la crise alimentaire qui se propage dans le Sahel. L'alarme sur cette situation menaçante avait déjà sonné en décembre 2011, mais la réaction a été lente et elle n'est toujours pas à la hauteur des besoins. Une catastrophe annoncée qui pourrait continuer à se jouer dans l’indifférence générale.

Anthony Lake (UNICEF) a lancé un appel pour le renforcement urgent des efforts humanitaires afin d'arrêter la crise et le cycle de catastrophes qui s'abattent sur la région. "Les enfants sont moins résistants maintenant et donc plus vulnérables à d'autres menaces à leur santé telles que le polio, la rougeole, la méningite et le choléra. La population du Sahel est au bord du gouffre avec plus d'un million d'enfants menacés", a mis en garde Anthony Lake.
La région du Kanem, au Tchad, a déjà basculé en situation d’urgence. "Cette crise alimentaire n’a pas encore atteint son pic et les perspectives pour les mois à venir laissent craindre une catastrophe humanitaire importante" a également prévenu la Croix-Rouge.
Une mauvaise saison agricole et plus encore…
Les représentants de plusieurs ONG au Tchad, notamment Caritas et Action contre la faim, convergent à dire que le climat n’est pas seul en cause. Au-delà des déficits agricoles, dont on avait déjà connaissance en début d’année, d’autres facteurs ont aggravé la situation. S’y ajoute une augmentation très importante du prix des denrées alimentaires, due à une pénurie chronique mais aussi à la spéculation sur les matières premières agricoles.
De plus, les populations tchadiennes continuent à subir les conséquences de la crise lybienne. Depuis le conflit lybien, les voies traditionnelles d’échange n’existent plus. Il n’y a ni marchandises, ni clients.
C’est la troisième fois en dix ans que le Sahel est confronté à des sécheresses et des difficultés alimentaires. Les familles et les enfants ont déjà été affaiblis par les crises de 2005 et de 2010. Aujourd’hui, l’insécurité est grandissante, le Sahel n’a jamais connu une situation aussi alarmante par le passé.
Faut-il attendre que la famine touche la région pour photographier et filmer des personnes mourant de faim afin de toucher l’opinion publique ? L’intervention est déjà estimée trop tardive. “Dans le cas du Sahel, nous avons encore la possibilité d’intervenir à temps et d’éviter de devoir combattre une famine déjà présente” estime Fred Lauener pour Caritas.
L'UNICEF au Tchad a établi 261 centres de réhabilitation nutritionnelle avec le Ministère de la santé et envisage de doubler ce chiffre dans les deux mois à venir. La résolution de la crise pourrait aider les gouvernements et les communautés à construire des systèmes de santé robustes, des services sociaux, un système de protection sociale et un soutien à l'établissement de moyens de subsistance durables afin de remédier à la malnutrition chronique.
AGIR POUR EVITER LA TRAGEDIE ET BRISER LE CYLCE DE LA MALNUTRITION
Photo : Urgence Sahel© Croix-Rouge
Basée à N'Djamena, Tchad, à partir du 21 mai 2012, j'espere vous informer de la situation le plus régulierement possible. C.
11:56 Publié dans Au Tchad avec l'ONU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.03.2012
Des dons aux victimes d’évictions forcées à Phnom Penh, Cambodge
Dans la zone à proximité du lac Boeung Kak à Phnom Penh, Cambodge, des familles sont expulsées pour faire place à la construction d’usines d’entreprises étrangeres. C’est la notion du développement économique que le journaliste Chris Kelly met en question dans le reportage en cours d’élaboration et intitulé “The Cause of Progress.”
Résistant aux évictions forcées, certaines familles ont été victimes de violence physique et de menaces mais les pourparlers avec le gouvernement cambodgien sont en cours. Vivant dans la précarité, elles craignent de voir leur situation empirer si elles acceptent de quitter la zone.
Nous avons, Mathieu et moi, collecté des dons aupres de nos amis et collegues en France que nous tenons à remercier. Nous avons ensuite profité de nos vacances au Cambodge pour les distribuer aupres de Tep Vanny, représentante de la communauté qui continue de résister aux évictions forcées (voir photos ci-dessous : Boeng Kak Lake, Phnom Penh, Cambodia, March 2012 © Mathieu Arnaudet)
Un article sur Tep Vanny sera publié dans le magazine luxembourgeois Femmes. Nous espérons diffuser plus largement le reportage photo sur le sujet en France et en Belgique.
Et aussi… une réflexion sur les actions directes
Il ne s’agissait au départ que d’un micro projet de vacances d’une semaine mené avec Mathieu. Rien d’extraordinaire…
Collecter des dons et les distribuer, c’était vraiment simplissime. Mais avec le recul, cela nous a menés à engager une réflexion sur les actions à impact immédiat menés par des citoyens, sans intermédiaire, sans ONG ni institution ou fondation. Je me souviens d’une amie qui avait récolté des dons sur son blog avec Paypal aupres de ses amis et de sa famille pour rénover une classe d’école ou encore d’une chanteuse française rencontrée sur la route qui faisait don de son talent pour divertir les personnes en situation de handicap.
Les projets organisés, mis en oeuvre par des ONG et financés par les gouvernements, les institutions intergouvernementales, la société civile… sont également efficaces car étudiés en profondeur pour avoir un réel impact sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Travaillant dans le secteur du développement, je comprends l’importance de pérenniser les projets.
L’action directe ne peut donc remplacer une action structurée mais elle lui est certainement complémentaire. L’action directe est menée par des citoyens volontaires, nourris de bonnes intentions et qui n’ont aucun but lucratif. De ce fait, pas un dollar n’est gaspillé, tout revient à ceux que l’on appelle dans le jargon du développement “les bénéficiaires”. 1000 dollars récoltés, c’est 1000 dollars sur le terrain. Le projet est petit, l’impact est faible mais immédiat et… direct.
Ayant témoigné de défaillances presque systématiques concernant la bonne utilisation des fonds dans plusieurs ONG, je continue tout de même de croire en l’importance d’agir de maniere organisée et structurée. J’espere poursuivre une vie professionnelle dans le secteur du développement et également de consacrer une partie de mon temps libre à ce type d’action directe… au Tchad. (Affaire à suivre…)


18:32 Publié dans Asie du Sud-Est | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2011
Les négociations internationales autour du Climat : Chronique d’un désastre annoncé ?
Le Protocole de Kyoto, seul accord international existant dans la lutte contre les changements climatiques, arrive à expiration en 2012. Le prochain sommet sur les Changements Climatiques aura lieu le mois prochain à Durban, Afrique du Sud. Apres l’échec de Copenhague et l’avancée timide de Cancun, les Etats parviendront-ils à définir un accord cadre pour l’apres-Kyoto ? L’Union Européenne, leader en matiere de lutte contre le changement climatique, revoit aujourd’hui sa stratégie énergétique.
Les mesures envisagées pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre seront-elles à la hauteur du danger que représente le réchauffement climatique ? De nombreuses études scientifiques démontrent de maniere convergente que tous les glaciers auront fondu d'ici à la fin du siècle, ce qui devrait mettre en danger l'approvisionnement en eau de centaines de millions de personnes. Nous devrons réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050 et de 80 à 90 % d'ici 2100, seule alternative possible si nous voulons léguer une Terre vivable aux générations futures.

Le cercle vicieux des négociations internationales autour du Climat
Entre politiques et climatologues, les conflits d’intérêt sont évidents. En 1997, le Protocole de Kyoto n’avait pas été ratifié par les Etats-Unis, refusant tout engagement international sur la consommation d’énergie qui pourrait nuire à l’emploi sur leur territoire. En 2009 à Copenhague, les Etats-Unis et trois puissances émergentes – l’Inde, la Chine et le Brésil – s’étaient alignés contre l’Union Européenne dans la définition des objectifs de réduction des émissions de GES. *
Aucun de ces pays n’acceptaient que d’autres pays, dans le cadre d’un accord international, ne leur imposent de limites en termes de consommation d’énergie. Aussi, aucun cadre contraignant n’a pu être défini à Copenhague et avec une approche laxiste – seule porte de sortie de négociations qui n’en finissaient de piétiner - il sera difficile de limiter le réchauffement de l’atmosphere à +2% par an. Dans un tel contexte, la perspective d’un monde menacé par le réchauffement climatique semble inévitable.
Aujourd’hui, d’autres pays importants, tels que le Japon, le Canada et la Russie montrent leur réticence à atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES, tant que la Chine et l’Inde refusent de coopérer. Pour leur part, ces puissances émergentes appellent à une action décisive des pays industrialisés avant de s’engager. C’est l’impasse.
Avec la fin de la premiere période d’engagement du Protocole de Kyoto en 2012, sera t-il possible de parvenir à un accord international lors du prochain sommet à Durban ? Les doutes persistent.
L’Europe, isolée dans la politique climatique
Historiquement, l’Union Européenne a joué un rôle de leader dans la lutte contre le Changement Climatique. Suite au sommet de Durban, l’UE pourrait poursuivre sa politique climatique seule, mais ses émissions ne représentent que 15% des émissions de GES dans le monde.
La coopération internationale est de premiere importance pour relever le défi mondial du réchauffement climatique. Tenant compte des risques associés à une action unilatérale de l’UE, la stratégie énergétique européenne est en révision. Bruxelles, dans une version provisoire de la feuille de route 2050 liée à l’énergie, fait part de ses doutes : « Si une action coordonnée sur le climat entre les principaux partenaires mondiaux ne parvient pas à être renforcée dans les prochaines années, il faut se demander jusqu'où l'UE doit poursuivre une transition du système énergétique orientée vers la décarbonisation. » Ainsi, les institutions européennes elles-mêmes commencent à douter des bénéfices de la transition énergétique qui repose essentiellement sur les agrocarburants.
Aujourd’hui, l’Union cherche à gagner du temps. Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'Action pour le climat, et les Ministres de l’Environnement des 27 Etats membres se sont mis d’accord pour plaider en faveur d’un acccord efficace pour lutter contre le changement climatique à Durban mais avec une période transitoire définie jusqu’en 2015, bien que le Protocole de Kyoto se termine en 2012. La tentative est de garder l’accord cadre de Kyoto “artificiellement en vie bien qu’il sera déjà cliniquement mort” souligne le quotidien allemand Der Spiegel.
Photo : Marseille, France, Octobre 2011 (c) Cao
* Sans pour autant rejoindre sa position, il est bon de noter la notion d’hypocrise écoloniale développée par “Oil Man,” auteur d’un blog sur la plateforme du Monde, soulignant le fait que la comptabilité des émissions est fondée sur la production et non sur la consommation: “Cela veut dire que les émissions induites par la fabrication de la multitude d'objets que les consommateurs européens font venir de Chine et d'ailleurs ne sont pas prises en compte par l'UE. Etrange de blâmer les pollueurs chinois, puisqu'ils polluent pour nous, à notre place.”
16:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


