23.10.2011
Les négociations internationales autour du Climat : Chronique d’un désastre annoncé ?
Le Protocole de Kyoto, seul accord international existant dans la lutte contre les changements climatiques, arrive à expiration en 2012. Le prochain sommet sur les Changements Climatiques aura lieu le mois prochain à Durban, Afrique du Sud. Apres l’échec de Copenhague et l’avancée timide de Cancun, les Etats parviendront-ils à définir un accord cadre pour l’apres-Kyoto ? L’Union Européenne, leader en matiere de lutte contre le changement climatique, revoit aujourd’hui sa stratégie énergétique.
Les mesures envisagées pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre seront-elles à la hauteur du danger que représente le réchauffement climatique ? De nombreuses études scientifiques démontrent de maniere convergente que tous les glaciers auront fondu d'ici à la fin du siècle, ce qui devrait mettre en danger l'approvisionnement en eau de centaines de millions de personnes. Nous devrons réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050 et de 80 à 90 % d'ici 2100, seule alternative possible si nous voulons léguer une Terre vivable aux générations futures.

Le cercle vicieux des négociations internationales autour du Climat
Entre politiques et climatologues, les conflits d’intérêt sont évidents. En 1997, le Protocole de Kyoto n’avait pas été ratifié par les Etats-Unis, refusant tout engagement international sur la consommation d’énergie qui pourrait nuire à l’emploi sur leur territoire. En 2009 à Copenhague, les Etats-Unis et trois puissances émergentes – l’Inde, la Chine et le Brésil – s’étaient alignés contre l’Union Européenne dans la définition des objectifs de réduction des émissions de GES. *
Aucun de ces pays n’acceptaient que d’autres pays, dans le cadre d’un accord international, ne leur imposent de limites en termes de consommation d’énergie. Aussi, aucun cadre contraignant n’a pu être défini à Copenhague et avec une approche laxiste – seule porte de sortie de négociations qui n’en finissaient de piétiner - il sera difficile de limiter le réchauffement de l’atmosphere à +2% par an. Dans un tel contexte, la perspective d’un monde menacé par le réchauffement climatique semble inévitable.
Aujourd’hui, d’autres pays importants, tels que le Japon, le Canada et la Russie montrent leur réticence à atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES, tant que la Chine et l’Inde refusent de coopérer. Pour leur part, ces puissances émergentes appellent à une action décisive des pays industrialisés avant de s’engager. C’est l’impasse.
Avec la fin de la premiere période d’engagement du Protocole de Kyoto en 2012, sera t-il possible de parvenir à un accord international lors du prochain sommet à Durban ? Les doutes persistent.
L’Europe, isolée dans la politique climatique
Historiquement, l’Union Européenne a joué un rôle de leader dans la lutte contre le Changement Climatique. Suite au sommet de Durban, l’UE pourrait poursuivre sa politique climatique seule, mais ses émissions ne représentent que 15% des émissions de GES dans le monde.
La coopération internationale est de premiere importance pour relever le défi mondial du réchauffement climatique. Tenant compte des risques associés à une action unilatérale de l’UE, la stratégie énergétique européenne est en révision. Bruxelles, dans une version provisoire de la feuille de route 2050 liée à l’énergie, fait part de ses doutes : « Si une action coordonnée sur le climat entre les principaux partenaires mondiaux ne parvient pas à être renforcée dans les prochaines années, il faut se demander jusqu'où l'UE doit poursuivre une transition du système énergétique orientée vers la décarbonisation. » Ainsi, les institutions européennes elles-mêmes commencent à douter des bénéfices de la transition énergétique qui repose essentiellement sur les agrocarburants.
Aujourd’hui, l’Union cherche à gagner du temps. Connie Hedegaard, Commissaire européenne à l'Action pour le climat, et les Ministres de l’Environnement des 27 Etats membres se sont mis d’accord pour plaider en faveur d’un acccord efficace pour lutter contre le changement climatique à Durban mais avec une période transitoire définie jusqu’en 2015, bien que le Protocole de Kyoto se termine en 2012. La tentative est de garder l’accord cadre de Kyoto “artificiellement en vie bien qu’il sera déjà cliniquement mort” souligne le quotidien allemand Der Spiegel.
Photo : Marseille, France, Octobre 2011 (c) Cao
* Sans pour autant rejoindre sa position, il est bon de noter la notion d’hypocrise écoloniale développée par “Oil Man,” auteur d’un blog sur la plateforme du Monde, soulignant le fait que la comptabilité des émissions est fondée sur la production et non sur la consommation: “Cela veut dire que les émissions induites par la fabrication de la multitude d'objets que les consommateurs européens font venir de Chine et d'ailleurs ne sont pas prises en compte par l'UE. Etrange de blâmer les pollueurs chinois, puisqu'ils polluent pour nous, à notre place.”
16:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2011
Lutter contre la pauvreté et les changements climatiques
Le GERES, une ONG engagée à préserver l'environnement, contribue également à améliorer les conditions de vie des populations en Europe et dans les pays du Sud. Elle mène des projets de développement visant à limiter les changements climatiques et à préserver les ressources dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.
Dans un monde où l’énergie dépend principalement des ressources fossiles ou fissiles – de plus en plus rares et chères - et dont l’utilisation dégrade l’environnement, le GERES met l’accent sur la production d’énergie propre. Les projets de l’ONG valorise les ressources renouvelables locales et une utilisation sobre et efficace de l’énergie.
Au Nord comme au Sud, les projets permettent de donner accès et de répondre aux besoins en énergie des populations. Les solutions développées appellent à des décisions au plus proche des populations, à leur appropriation des projets et au renforcement de compétences.

Le GERES agit en :
- France
- Afghanistan
- Cambodge
- Inde
- Mali
- Maroc
- Mongolie
- Tadjikistan
- Egypte
- Kirghizistan
- Niger
Au Sud, le GERES aide les populations à s’adapter aux changements climatiques par la sensibilisation et l’information, la valorisation de connaissances et le développement de technologies. Au Nord, le GERES encourage les particuliers et les entreprises à la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Enfin, face aux enjeux énergétiques, climatiques et environnementaux, il exerce au niveau international un plaidoyer pour l’intégration de la solidarité dans les politiques climatiques et les mécanismes de financements associés.
Cindy Cao
Communications Officer
GERES (Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités)
2, Cours Foch
13400 Aubagne
France
Photo : Siem Reap, Cambodge, novembre 2010 (c) Cao
13:07 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Presse : Pour l'indépendance du Tibet
La silhouette élancée de Valentina Sarrorio se profile dans une rue peu éclairée de Milan. L'Italienne de 29 ans révèle un visage d'ange encadré de mèches ondulées. Elle est venue parler de sa fascination pour la philosophie boudhiste et défendre la liberté de pensée au Tibet. Profil d'une activiste engagée.
> Lire l'article publié dans le magazine Femmes, octobre 2011
Photo : (c) Philip Wright / Texte : (c) Cindy Cao
13:04 Publié dans The Real Way Down | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Presse : Préserver l'environnement
Avec une plage idyllique en toile de fond, Polona Kotjnek, jeune Slovène de 25 ans, parle de sa passion pour l'environnement maritime de son pays. Sa mission : l'étude des dauphins et la préservation de l'environnement. Sa méthode : la recherche scientifique et l'enseignement. Plaidoyer pour l'avenir de la planète.
> Lire l'article publié dans le magazine Femmes, septembre 2011
Photo : (c) Philip Wright / Texte : (c) Cindy Cao
13:00 Publié dans The Real Way Down | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.08.2011
Nouveau site vidéos
Orientée depuis toujours vers l’écriture, j’ai récemment orienté mon parcours vers la vidéo et la création de sites web. Un nouveau site rassemble les vidéos réalisées au cours de l’année 2010-2011 à travers l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Cliquez ici !
Ce sont donc de nouvelles productions qui viennent étoffer mon portfolio toujours centré sur les questions liées aux actions humanitaires et au respect des Droits de l’Homme à travers le monde. Cette expérience m’a permis d’acquérir une vision concrète des projets menés par les ONG sur le terrain, de me rapprocher des populations vulnérables, d’appeler à la solidarité internationale mais aussi de soulever de nouvelles questions sur les enjeux de la coopération au développement.
L’analyse des succès et des échecs rencontrés par les ONG, qu’elles soient locales ou internationales, mériterait un regard plus attentif tout comme les actions menées par les autres acteurs du secteur : bailleurs de fonds, autorités locales, pouvoirs publics, institutions internationales… et bien entendu la voix des communautés ne demande qu’à se faire entendre.
Actuellement rédactrice freelance dans la presse B2B, je recherche un poste dans le secteur du développement. Donc, n’hésitez pas, contactez-moi, je suis disponible immédiatement. J’irai là où l'on m'appellera.
Et puis... Bon... Voilà.
23:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


